…ce qui nous avait initialement fait venir vers l’ouest…

Quelqu’un a dit, je crois que c’est un poète russe, que nous n’étions sur cette terre que les ombres de notre imagination.

J’aimais à contempler cette idée que nous étions tous les trois en train de folâtrer, comme les hirondelles autour de la source, là-haut dans les Pedregosas, alors que mon pauvre cerveau était ailleurs, essayant de créer une superstructure pour ce qui était en train de se passer.

Sylvia et Tim étaient des « gens vrais » et n’avaient pas besoin d’une métaphysique toute fraîche à avaler d’un coup, tous les matins après le petit déjeuner. Cela augmentait, semblait-il, ma responsabilité dans cette affaire. Je refusais de prendre les rênes.

D’ici deux ou trois heures, je pourrais peut-être convaincre Tim de prendre la direction de l’Alaska, ou de retourner à Valdosta, et puis je passerais toute une semaine à essayer de le persuader d’épouser Sylvia. Mais peut-être pas. Il était devenu complètement obsédé par les aspects romantiques du sabotage et passait son temps à piocher des informations utiles dans le Manuel des explosifs, alors que Sylvia avait tendance à ne penser qu’à ses problèmes sentimentaux et avait, en fait, oublié ce qui nous avait initialement fait venir vers l’Ouest.


Un bon jour pour mourir, Jim Harrison

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