…les tâches des rousseur…

je déteste mon passé et celui des autres. Je déteste la résignation, la patience, l’héroïsme professionnel et tous les beaux sentiments obligatoires.

Je déteste aussi les arts décoratifs, le folklore, la publicité, la voix des speakers, l’aérodynamisme, les boyscouts, l’odeur du naphte, l’actualité et les gens saouls.

j’aime l’humour subversif, les tâches de rousseur, les genoux, les longs cheveux des femmes, les rêves des jeunes enfants en liberté, une jeune fille courant dans la rue.

je souhaite l’amour vivant, l’impossible et le chimérique. Je redoute de connaître exactement mes limites.


Magritte.

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4 commentaires pour …les tâches des rousseur…

  1. Pr Billaudov dit :

    « Je ne veux pas faire le bien, tout simplement, je veux faire le mal
    – Pourquoi faire le mal ?
    – Pour qu’il ne reste rien nulle part. Ah que ce serait bien ! »
    « Je n’ai besoin que de vos larmes. Et que les autres me torturent, me foulent au pied, tous, tous sans excepter personne, vous entendez personne ! Car je n’aime personne, vous entendez, personne ! Au contraire, je les hais! » :
    Tonton Doistoveski

  2. ouplala dit :

    Merci Pr, mais puis-je me permettre une réflexion sous la forme: quel rapport?
    Ah? il n’y a pas de rapport? ah d’accord!
    merci de développer ta pensée en 2 parties/2 sous-parties, en argumentant, voire en donnant des exemples et en concluant en ouvrant le sujet.

  3. Druide dit :

    Je déteste certains moments de mon passé, mais pas mon histoire, pas plus que le folklore sauf quand il sent le naphte. Je ne me permettrai jamais de juger le passé des autres. Pour le reste, je suis assez d’accord avec Magritte, ce compatriote qui m’a fait découvrir la peinture. Enfin, je ne redoute pas non plus de connaître exactement mes limites, car l’exactitude n’existe pas dans ce domaine, et pour bien des aspects les humains sont sans limites. Je pourrais dès lors ajouter que je déteste les médianes et les moyennes, la médiocrité bourgeoise, les clichés et les pensées convenues, les conversations sur la météo, le refus de la contradiction, les réifications, le rationalisme absolu et l’individualisme méthodologique. Je n’aime pas les gens qui crient pour faire taire leur chien, et ceux qui pensent pouvoir tromper les enfants sous prétexte qu’ils ne pourraient comprendre. J’aime la rigueur, mais pas la rigidité. J’aime les règles pour pouvoir y déroger. J’aime chercher les liens qui font tenir le monde ensemble, même quand ces liens sont ténus ou improbables.

    Je déteste la peur, parce que je la connais bien. Je déteste la jouissance obtenue sur le mépris et la souffrance des autres. J’aime le partage et la jouissance partagée. J’aime sentir l’alignement des miroirs de mon âme avec ceux des autres. J’aime qu’on se comprenne sans devoir s’expliquer. Mais j’aime qu’on s’explique quand on ne se comprend pas. Je déteste quand on ne dit rien dans une tempête de mots. Mais j’aime quand on dit tout dans le plus grand silence. Je n’aime pas chercher, mais j’aime découvrir. Je n’aime pas l’incertitude mais ne peux rien y faire. J’aime laisser mon esprit vagabonder et écrire ce qui me passe par la tête comme maintenant. J’aime laisser mon esprit vagabonder et trouver tout seul, comme par hasard. J’aime capter les inconscients, et j’aime laisser le mien faire à sa guise. Mais c’est parfois difficile. J’aime bien le surnom de druide. Je détesterais celui de droïde.

    J’aime regarder les choses à l’envers. J’aime ma double culture, j’aime le nord et le sud, l’orient et l’occident. J’aime les quatre saisons, même si je déteste la pluie quand je suis dehors, et je n’aime pas le froid. J’aime l’odeur de l’orage et des sous-bois, j’aime regarder la mer et sentir le sel sur mes lèvres. J’aime les falaises et les couchers de soleil. J’aime me souvenir que c’est la terre qui tourne, et quand le soleil se couche, c’est le sol qui s’élève. J’aime le vertige qui me prend à ce moment. J’aime voir passer les vols de canards sauvages par les fenêtres de mon bureau, ils emportent mes problèmes.

    J’aime jouer avec les mots. Les mots se lèvent avant leur sens, disait René Char. Et à vrai dire ils aiment jouer avec moi. J’aime les rires qui surgissent quand les mots s’entrechoquent. J’aime quand il y a plusieurs couches de sens. J’aime les livres qu’il faut relire parce qu’on peut les comprendre différemment. J’aime les livres qu’il faut relire car les derniers mots changent toute l’histoire depuis le début.

  4. ouplala dit :

    merci le Druide pour cette jolie contribution! je peux pas dire mieux…

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