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(c) photos Bo Kleffel

moi, je n’ai pas détesté Plus ou moins zéro, mais les spectateurs partent et s’endorment par dizaines / c’est qu’il n’est pas facile de comprendre ce qu’il se passe sur scène / surtout des actes anodins / des conversations en groenlandais, en allemand, en anglais / mais parfois nous sommes privés de sur-titres et c’est finalement agaçant / les personnages attendent une conférence sur le climat mais pendant ce temps, ils se jettent contre des matelas qui capitonnent les murs / j’ai bien aimé leur entrée / lente et tous (tout) emmitouflés / venant du froid / on se doute que / lorsque l’on vit au Groenland / rejoindre l’intérieur d’un gymnase doit, quelque part, être un soulagement / l’extérieur semble hostile / ils ne répondent pas aux téléphones portables qui sonnent longuement par terre / Plus ou moins zéro est à la fois intéressant et un peu ennuyeux / pourtant, le « pas grand chose » qui se passe sur scène ne devient pas un « complètement rien » pour les spectateurs / le temps qui passe peut-être / l’ennui / peut-être un peu difficile à saisir /

Plus ou moins zéro / mis en scène par Christoph Marthaler /

Théâtre de la ville / paris / 23 septembre 2011

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