…six favorite books…

(Édit remanié et réduit à 6 / et ce qui me ferait vachement plaisir, ce serait que tu me laisses les tiens en commentaire / cher lecteur à tendance muette)

°°°

« l’architecture ne sera plus l’art social, l’art collectif, l’art dominant. Le grand poème, le grand édifice, la grande œuvre de l’humanité ne se bâtira plus, elle s’imprimera. » Victor Hugo, Notre-Dame de Paris

Pour fêter ça -> mes six bouquins préférés…

———————————————————————————————————————-

Premiers (inégalés) {les suivants ne sont pas classés}:

Dalva et The Road Home / Jim Harrison / 1988 et 1998 /

et aussi Julip, Un bon jour pour mourir, En marge, Aventures d’un gourmand vagabond, Retour en terre, En route vers l’Ouest…

« L’Histoire nous juge à la manière dont nous nous comportons après la victoire ». Jim Harrison, Dalva

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

// Pour Dalva, femme libre et libérée, et pourtant si attachée à son passé à sa famille à ses ancêtres à ses chevaux / surement mon héroïne de roman préférée  / les indiens / les amours qu’on n’oublient pas / la solitude / et les amis qui la comble / pour Jim Harrison, l’auteur qui m’a le plus touchée dans la continuité / La Route du retour, qui boucle la vie de Dalva / deux magnifiques romans.

———————————————————————————————————–

« Oh une fille comme ça me fait peur, dis-je. Je plaquerais tout pour me mettre à sa merci et, si elle ne voulait pas de moi j’irais tout simplement me jeter par la fenêtre du monde. » / Jack Kerouac / Sur la route.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pour le road trip à travers l’Amérique des fifties / les grands espaces / partir pour rien / les longs trajets avec les potes, le désir fou et l’amitié /.

———————————————————————————————————–

Sanctuaire / William Faulkner / 1931


« pour Temple assise parmi les cosses de coton et les épis de maïs, cela ne fit pas plus de bruit qu’une allumette, un claquement bref, étouffé, se refermant sur la scène jouée, sur l’instant révolu, l’isolant définitivement, irrévocablement du reste de la durée. Et elle restait là, assise, les jambes étendues, droites devant elle, les mains molles, la paume en l’air, posées sur ses genoux, fixant le dos de Popeye et les plis de son veston au niveau des épaules, tandis qu’il se penchait hors de la porte, tenant derrière lui, le long de sa cuisse, son revolver qu’il essuyait d’un geste délicat contre la jambe de son pantalon » William Faulkner / Sanctuaires

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

// pour la déchéance du sud des États-Unis et le soleil qui tape fort là-bas / pour la noirceur de Faulkner et de l’âme humaine./

———————————————————————————————————————–

Les frères Karamazov / Fiodor Dostoeïvski / 1879-1880

« À mon avis, il ne faut rien détruire, si ce n’est l’idée de Dieu dans l’esprit de l’homme: voilà par où il faut commencer. O les aveugles, ils ne comprennent rien !  Une fois que l’humanité entière professera l’athéisme (et je crois que cette époque, à l’instar des épreuves géologiques, arrivera à son heure), alors, d’elle-même, sans anthropophagie, l’ancienne conception du monde disparaîtra, et surtout l’ancienne morale. Les hommes s’uniront  pour retirer de la vie toutes les jouissances possibles, mais dans ce monde seulement. L’esprit humain s’élèvera jusqu’à un orgueil titanique, et ce sera l’humanité défiée. » /. Dostoïevski / Les frères Karamazov.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

// Les frères Karamazov, c’est pas pour me la péter et mettre un Dostoïevski dans ma liste (quoique!), mais parce que c’est un des plus magistral / la profondeur de l’âme humaine / la blessure de la famille / l’âme russe / lu en Asie, un choc littéraire, n’ayons pas peur des mots.

———————————————————————————————————————–

Le Monde d’hier: souvenirs d’un européen / Stefan Zweig

« à l’époque, de façon bien compréhensible, je me suis considéré comme persécuté par le destin, car si le théâtre me présentait dès mes débuts des perspectives que je n’aurais jamais rêvées, ce n’était que pour me les retirer cruellement au dernier moment. Mais c’est seulement dans les années de la prime jeunesse qu’on identifie encore le hasard de la destinée. Plus tard, on sait que la véritable orientation d’une vie est déterminée du dedans. Si bizarrement, si absurdement que notre chemin semble s’écarter de nos vœux, il finit pourtant toujours par nous ramener à notre but invisible« . Stefan Zweig / Le Monde d’hier.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

/ pour la traversée dans cette période de l’Europe intello que j’aurai bien aimé fréquenter / peut-être une de mes vies antérieures, à moins qu’on ne puisse pas se réincarner dans sa propre « famille » (et que mes ancêtres juifs d’Europe de l’est m’excusent cette soudaine, mais sûrement brève, idée de la réincarnation) // de Berlin à Vienne et Paris, jusqu’au nazisme / la description des quartiers où Zweig a habité et les univers qu’il cultivait.

———————————————————————————————————————–

Le roman inachevé / Louis Aragon

« Nous avons comme un pain partagé notre aurore

Ce fut au bout du compte un merveilleux printemps« 

 et bien sûr le magnifique « je suis comme un qui n’a fait que danser« 

(comment dit-on « clin d’œil » en yiddish? vink ווינקען ? à mon taté: si tu n’arrives pas à le finir tu peux cliquer. la magie de wordpress)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le roman inachevé d’Aragon /  la plus belle poésie / la douceur de la pluie dans les vers d’Aragon / et les déclarations de cet homme amoureux des yeux d’Elsa

———————————————————————————————————–

Publicités
Cet article a été publié dans aragon, camus, dostoïevski, faulkner, harrison, hugo, zweig. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

18 commentaires pour …six favorite books…

  1. Lou dit :

    Dur de répondre à cette question difficile, à laquelle en outre tu réponds comme d’habitude de manière impressionnante et avec brio…
    On a un auteur et un livre en commun : L’étranger de Camus.
    Et auteurs en commun, mais pas pour les mêmes livres :
    Sartre, Les mots
    Aragon, Aurélien
    Szweig, 24 heures de la vie d’une femme
    Auster, La musique du hasard
    Ensuite, même si tous ne se valent pas et appartiennent à des ‘catégories’ bien différentes, je rajouterai 7 autres références (pour arriver à une douzaine, comme en cuisine !) :
    Hugo, Les misérables
    Cohen, Belle du Seigneur
    Sijie, Balzac et la petite tailleuse chinoise
    Thuy, Ru
    Coe, Bienvenue au club et le cercle fermé
    Larsson, la trilogie Millénium
    Caune, la fléxicurité (2013) ;))

  2. ouplala dit :

    Merci merci merci !!
    Je vais me plonger dès que possible dans ceux que je n’ai pas lu (en fait tous, sauf « Les mots ») notamment « Aurélien », et « Ru » ;-)
    Quant au dernier de ta liste, je ne suis pas sûre qu’il soit dispo bientôt en librairie ;-) mais tu l’auras (un jour) en avant première et dédicacé!!

  3. Corbac Ohio dit :

    – Sur la Route
    – Les clochards celestes
    – Voyage au bout de la nuit
    – Les Pilier de la Terre
    – Ainsi Parlait Zarathoustra
    – Nestor Burma, le paletot sans manches (ou un autre en fait).
    – Un bon jour pour mourir
    – Tchouang Tseu
    – Siddartha

    9. Ca me laisse une marge pour en rajouter un.

  4. ouplala dit :

    Corbac: comment ai-je pu ne pas mettre Sur la Route? j’ai déjà envie d’éditer ma liste et je crois que c’est ce que je vais faire ! comme quoi ..une liste n’est pas très tenace.
    Merci !
    Les clochards célestes est un titre qui m’inspire.
    Pas con toi, d’en laisser un suspens

  5. misgah dit :

    allez hop //
    Soie / Alessandro Barrico
    La ballade de l’impossible / Haruki Murakami
    L’Arrache coeur / Vian
    La confusion des sentiments / Zweig
    Au sud de nulle part, contes souterrains / Bukowski
    Trois fois septembre / Nancy Houston
    (c’est difficile 6)

  6. ouplala dit :

    Merciii ma misguette !
    Entendu parler de tes auteurs mais lu aucun de ces bouquins, jamais lu Murakami ni Bukowski d’ailleurs, je commence par quoi?

  7. Elours Persique dit :

    Pourquoi j’ai mangé mon père, Roy Lewis
    La trilogie Un loup est un loup – En avant comme avant – Même le mal se fait bien, Michel Folco
    La promesse de l’aube (ou Chien Blanc), Romain Gary
    Pour qui sonne le glas, Ernest Hemingway
    The life of Pi, Yann Martel
    Le meilleur des mondes (et Retour au meilleur des mondes), Aldous Huxley

  8. Corbac Ohio dit :

    Aller, mon dernier, l’incoutournable et mystérieux « La nébuleuse du Crab » d’Eric Chevillard
    (qui fait partie des entrée de ton blog soit dit en passant):

    « Finalement, Crab en arrive à se demander s’il a jamais vécu. Ses cicatrices ne lui rappellent rien. Ni son nombril. Il réfute l’un après l’autre ses souvenirs, comme n’étant pas de lui, et il le prouve en effet, avec la hargne des experts qui contestent l’authenticité des tableaux de Léonard (…), ces experts seront bientôt obligés d’admettre que Léonard de Vinci n’a jamais peint, et même, poursuivant leur courageuse entreprise de démystification, qu’il n’a jamais existé, que son père et son grand-père sont des personnages fictifs, tous ses aïeux, que Vinci est une ville imaginaire, l’Italie un pays de légende, la Terre une planète improbable, et c’est seulement alors, dans les limbes de l’Univers anéanti, que Crab trouve enfin le sommeil  »

    Et bim, ca m’en fait dix

    • Corbac Ohio dit :

      “ Crab feuilleta son agenda et répondit que non, hélas, à son grand regret, il ne pourrait être de la fête, ayant justement prévu ce soir-là de rester tout seul chez lui à s’emmerder comme un rat mort ”

  9. ouplala dit :

    Corbac : il à l’air complètement frappadingue ton pote Crab !

  10. member of iep crew dit :

    Le silence de la mer / Vercors
    Le monde d’hier / Zweig
    L’écriture ou la vie / Semprun
    La douleur / Duras
    Les mémoires d’Hadrien / Yourcenar
    L’usage du monde / Bouvier

  11. ouplala dit :

    Merci membre de l’IEP crew!

  12. Hans Landa dit :

    Difficile pour un allemand comme moi qui n’aime guère lire de roman de participer à ce fil, mais puisqu’on m’y invite…

    – Voyage au bout de la nuit – Céline / Parce qu’anti-colonialiste, anti-patriotique, du style à revendre et d’un réalisme morbide terrifiant.

    – L’âme de Billie Holiday – Marc-Edouard Nabe / Un hommage fantastique à (à mon sens) la plus grande des musiques et à sans doute (encore à mon sens) sa plus grande ambassadrice. Du style « célinien » pour couronner le tout… grand livre.

    – l’Homme qui arrêta d’écrire – Marc-Edouard Nabe / Parce qu’aussi drôle que tragique, aussi romancé que réaliste, un voyage au bout d’un Paris mondain en déclin. Grand livre, qui plus est auto-édité.

    – Animal Farm avec (et surtout en fait) la préface originale – George Orwell / Simple et lucide, aussi facile à lire que pertinent. L’oeuvre de George Orwell vieillit si bien que parfois j’en viens à me demander s’il n’avait pas une DeLorean DMC 12 le bougre…

    Je m’arrête là, et retourne à mes lectures académiques.

    Hans.

  13. ouplala dit :

    Putain Hans, j’ai cru que j’avais un nouveau lecteur inconnu !
    D’acc, je prends note, merci. J’ai pas encore lu Céline, mais je me sens pas, je commencerai donc par Billiie Holiday. 1984 ça m’avait fait ni chaud ni froid enfin ça m’avait même plutôt pas trop intéressée mais peut-être que j’étais jeune et pas assez lucide?
    Tchuuss

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s